Graphique illustrant la baisse de revenus à la retraite : 3 000 € pendant la vie active, 1 650 € sans anticipation, 2 400 € avec compléments de revenu anticipés

Anticiper la baisse de revenus à la retraite

La baisse de revenus à la retraite touche la grande majorité des actifs, mais elle reste rarement anticipée. C’est une question que beaucoup de mes clients repoussent, alors qu’elle mérite d’être posée tôt : plus l’anticipation commence en amont, plus les solutions disponibles sont nombreuses et efficaces.

Graphique illustrant la baisse de revenus à la retraite : 3 000 € pendant la vie active, 1 650 € sans anticipation, 2 400 € avec compléments de revenu anticipés

En France, la baisse de revenus au moment du départ à la retraite est réelle, et souvent sous-estimée. Elle porte un nom : le taux de remplacement, c’est-à-dire la part de votre dernier revenu net que votre pension viendra remplacer.

La baisse de revenus à la retraite : combien allez-vous réellement toucher ?

Selon les données de la DREES publiées en 2026, ce taux varie fortement selon le niveau de revenu et la catégorie professionnelle. Pour un salaire net de 1 500 €, le taux de remplacement avoisine 75 %. Pour un salaire net de 3 000 €, il tombe autour de 55 %. Chez les cadres, dont la retraite de base est plafonnée, il descend souvent sous les 50 %.

Autrement dit, plus votre revenu d’activité est élevé, plus la baisse de revenus à la retraite sera importante en proportion. C’est pourquoi anticiper est particulièrement utile pour les cadres et les professions indépendantes.

Le PER, pour réduire vos impôts pendant que vous préparez votre retraite

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet de déduire vos versements volontaires de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. En 2026, ce plafond est calculé sur la base du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) de 2025, soit 47 100 € : la déduction va d’un minimum de 4 710 € à un maximum de 37 680 € selon votre revenu professionnel.

L’avantage est double : vous réduisez votre impôt pendant votre vie active, au moment où votre taux marginal d’imposition est généralement le plus élevé, et vous constituez une épargne dédiée qui viendra compléter votre pension au moment du départ.

L’assurance-vie, un complément de revenu flexible

L’assurance-vie reste l’un des outils les plus souples pour se constituer un complément de revenu à la retraite, grâce aux rachats programmés : vous définissez un montant que vous retirez régulièrement de votre contrat, sans avoir à y toucher au-delà de ce dont vous avez besoin.

Après 8 ans de détention, la fiscalité devient particulièrement avantageuse : un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) s’applique sur les gains retirés, au-delà duquel s’ajoutent seulement 7,5 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. C’est l’une des fiscalités les plus douces disponibles sur un placement d’épargne en France.

L’immobilier locatif et les SCPI

Les revenus locatifs, qu’ils proviennent d’un bien détenu en direct ou de parts de SCPI, constituent une autre source de complément de revenu à la retraite. Leur fiscalité est cependant moins favorable que celle de l’assurance-vie : les loyers sont imposés au barème de l’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux, sans abattement comparable après 8 ans.

Ils gardent néanmoins un atout : contrairement à un capital que l’on consomme, un patrimoine locatif continue de générer des revenus année après année, tout en se transmettant à vos proches.

Racheter des trimestres ou cumuler emploi et retraite

Deux derniers leviers, plus ponctuels, méritent d’être connus si votre départ approche. Le rachat de trimestres permet de compléter une carrière incomplète : son coût varie d’environ 3 973 € à plus de 7 900 € par trimestre selon l’option choisie et votre âge, mais il est intégralement déductible de votre revenu imposable l’année du rachat.

Le cumul emploi-retraite, de son côté, permet de continuer à percevoir des revenus d’activité après la liquidation de votre pension, sans plafond dès lors que vous avez validé tous vos trimestres et atteint l’âge du taux plein. Une réforme entrera en vigueur en 2027 pour les nouvelles liquidations, avec des règles plus progressives selon votre âge de départ.

Ces leviers ne s’excluent pas : la plupart de mes clients en combinent plusieurs, dans des proportions qui dépendent de leur horizon, de leur fiscalité actuelle et de leurs objectifs. Le plus important est de commencer à y réfléchir suffisamment tôt, pendant que le choix des solutions reste large.

Pour aller plus loin : découvrez comment optimiser votre fiscalité, ou prenez rendez-vous pour faire le point sur votre situation.

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